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Métaphore commune : Si mes angoisses m’étaient contées

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Métaphore commune : Si mes angoisses m’étaient contées

Message  Seb-49 le Jeu 6 Sep - 21:54

Je me souviens de cette histoire, je ne sais plus à quel moment c’était, mais je me rappelle qu’il faisait beau et doux, comme ces baux après midi ensoleillés de printemps. Plus précisément cela se passait dans un grand jardin, comme il en existe dans le sud de la France. Il y avait toutes ces bonnes odeurs de plantes aromatiques dont ma grand-mère se servait pour cuisiner, parfumé la maison ou encore mieux, guérir nos maux. On y entrait par une allée bordée de magnifiques arbres, on s’enfonçait paisiblement dans ce lieu magique..
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Re: Métaphore commune : Si mes angoisses m’étaient contées

Message  Elisieu le Jeu 6 Sep - 22:51

Je me souviens de cette histoire, je ne sais plus à quel moment c’était, mais je me rappelle qu’il faisait beau et doux, comme ces baux après midi ensoleillés de printemps. Plus précisément cela se passait dans un grand jardin, comme il en existe dans le sud de la France. Il y avait toutes ces bonnes odeurs de plantes aromatiques dont ma grand-mère se servait pour cuisiner, parfumé la maison ou encore mieux, guérir nos maux. On y entrait par une allée bordée de magnifiques arbres, on s’enfonçait paisiblement dans ce lieu magique..

Ce lieu magique qui souvrait à chaque pas que nous faisions comme si un tapis vert se déroulait sous nos yeux, il y avait sur la droite de magnifiques chênes et sur la gauche de très beaux sapins.........
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Re: Métaphore commune : Si mes angoisses m’étaient contées

Message  Sophie Saracchi le Ven 7 Sep - 13:41

Je me souviens de cette histoire, je ne sais plus à quel moment c’était, mais je me rappelle qu’il faisait beau et doux, comme ces baux après midi ensoleillés de printemps. Plus précisément cela se passait dans un grand jardin, comme il en existe dans le sud de la France. Il y avait toutes ces bonnes odeurs de plantes aromatiques dont ma grand-mère se servait pour cuisiner, parfumé la maison ou encore mieux, guérir nos maux. On y entrait par une allée bordée de magnifiques arbres, on s’enfonçait paisiblement dans ce lieu magique..

Ce lieu magique qui souvrait à chaque pas que nous faisions comme si un tapis vert se déroulait sous nos yeux, il y avait sur la droite de magnifiques chênes et sur la gauche de très beaux sapins.........

Le soleil rayonnait à travers leurs branches et les illuminait, comme de majestueux sapins de noël... j'avancais, silencieusement, au travers de ce décors féérique vers ce qui me semblait être le frissonement d'une eau...
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Re: Métaphore commune : Si mes angoisses m’étaient contées

Message  camille griselin le Ven 7 Sep - 21:26

Je me souviens de cette histoire, je ne sais plus à quel moment c’était, mais je me rappelle qu’il faisait beau et doux, comme ces baux après midi ensoleillés de printemps. Plus précisément cela se passait dans un grand jardin, comme il en existe dans le sud de la France. Il y avait toutes ces bonnes odeurs de plantes aromatiques dont ma grand-mère se servait pour cuisiner, parfumer la maison ou encore mieux, guérir nos maux. On y entrait par une allée bordée de magnifiques arbres, on s’enfonçait paisiblement dans ce lieu magique..

Ce lieu magique, s'ouvrait à chaque pas que nous faisions... comme si un tapis vert se déroulait sous nos yeux, il y avait sur la droite de magnifiques chênes et sur la gauche de très beaux sapins.........

Le soleil rayonnait à travers leurs branches et les illuminait, comme de majestueux sapins de noël... j'avancais, silencieusement, au travers de ce décors féériques vers ce qui me semblait être le frissonement d'une eau...

Une eau qui s'écoulait dans le fond du jardin, un ruisseau où nous prenions plaisir à barboter avec mes cousins. Nous fabriquions des petits bateaux avec de la ficelle et des bouchons de liège, et nous rivalisions d'imagination..Mais un jour, ce paradis s'est évaporé, quand il nous a été interdit d'y retourner. J'avais trouvé cela injuste, on s'y amusait tellement bien et aucune explication de la part de grand mère. Nous n'avions rien fait de mal, alors pourquoi est-ce que tout le monde pleurait? Ce n'est que quelques jours plus tard que nous avons compris ce qui s'était passé...La petite voisine de 5 ans s'y était noyée..
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Re: Métaphore commune : Si mes angoisses m’étaient contées

Message  Sophie Saracchi le Sam 8 Sep - 16:42

Je me souviens de cette histoire, je ne sais plus à quel moment c’était, mais je me rappelle qu’il faisait beau et doux, comme ces baux après midi ensoleillés de printemps. Plus précisément cela se passait dans un grand jardin, comme il en existe dans le sud de la France. Il y avait toutes ces bonnes odeurs de plantes aromatiques dont ma grand-mère se servait pour cuisiner, parfumer la maison ou encore mieux, guérir nos maux. On y entrait par une allée bordée de magnifiques arbres, on s’enfonçait paisiblement dans ce lieu magique..

Ce lieu magique, s'ouvrait à chaque pas que nous faisions... comme si un tapis vert se déroulait sous nos yeux, il y avait sur la droite de magnifiques chênes et sur la gauche de très beaux sapins.........

Le soleil rayonnait à travers leurs branches et les illuminait, comme de majestueux sapins de noël... j'avancais, silencieusement, au travers de ce décors féériques vers ce qui me semblait être le frissonement d'une eau...

Une eau qui s'écoulait dans le fond du jardin, un ruisseau où nous prenions plaisir à barboter avec mes cousins. Nous fabriquions des petits bateaux avec de la ficelle et des bouchons de liège, et nous rivalisions d'imagination..Mais un jour, ce paradis s'est évaporé, quand il nous a été interdit d'y retourner. J'avais trouvé cela injuste, on s'y amusait tellement bien et aucune explication de la part de grand mère. Nous n'avions rien fait de mal, alors pourquoi est-ce que tout le monde pleurait? Ce n'est que quelques jours plus tard que nous avons compris ce qui s'était passé...La petite voisine de 5 ans s'y était noyée..

Et bien évidemment, nous avions profité d'un moment de recueillement des adultes pour braver l'interdit... comment aurions nous pu savoir, en ce temps là, nous n'étions que des enfants...
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Re: Métaphore commune : Si mes angoisses m’étaient contées

Message  camille griselin le Sam 8 Sep - 18:12

Je me souviens de cette histoire, je ne sais plus à quel moment c’était, mais je me rappelle qu’il faisait beau et doux, comme ces baux après midi ensoleillés de printemps. Plus précisément cela se passait dans un grand jardin, comme il en existe dans le sud de la France. Il y avait toutes ces bonnes odeurs de plantes aromatiques dont ma grand-mère se servait pour cuisiner, parfumer la maison ou encore mieux, guérir nos maux. On y entrait par une allée bordée de magnifiques arbres, on s’enfonçait paisiblement dans ce lieu magique..

Ce lieu magique, s'ouvrait à chaque pas que nous faisions... comme si un tapis vert se déroulait sous nos yeux, il y avait sur la droite de magnifiques chênes et sur la gauche de très beaux sapins.........

Le soleil rayonnait à travers leurs branches et les illuminait, comme de majestueux sapins de noël... j'avancais, silencieusement, au travers de ce décors féériques vers ce qui me semblait être le frissonement d'une eau...

Une eau qui s'écoulait dans le fond du jardin, un ruisseau où nous prenions plaisir à barboter avec mes cousins. Nous fabriquions des petits bateaux avec de la ficelle et des bouchons de liège, et nous rivalisions d'imagination..Mais un jour, ce paradis s'est évaporé, quand il nous a été interdit d'y retourner. J'avais trouvé cela injuste, on s'y amusait tellement bien et aucune explication de la part de grand mère. Nous n'avions rien fait de mal, alors pourquoi est-ce que tout le monde pleurait? Ce n'est que quelques jours plus tard que nous avons compris ce qui s'était passé...La petite voisine de 5 ans s'y était noyée..

Et bien évidemment, nous avions profité d'un moment de recueillement des adultes pour braver l'interdit... comment aurions nous pu savoir, en ce temps là, nous n'étions que des enfants...

J'avais déjà mis la tête sous l'eau des centaines de fois, mais comment pouvait-on se noyer dans 5 centimètres d'eau...Il fallait que j'essaye, que je comprenne, et j'ai donc demandé à mon cousin de maintenir ma tête sous l'eau, pendant ce qui m'a semblé être une éternité...J'ai vu comme une lumière qui semblait m'appeler, mais moi je ne voulais pas y aller...
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Re: Métaphore commune : Si mes angoisses m’étaient contées

Message  Sophie Saracchi le Lun 10 Sep - 13:15

Je me souviens de cette histoire, je ne sais plus à quel moment c’était, mais je me rappelle qu’il faisait beau et doux, comme ces baux après midi ensoleillés de printemps. Plus précisément cela se passait dans un grand jardin, comme il en existe dans le sud de la France. Il y avait toutes ces bonnes odeurs de plantes aromatiques dont ma grand-mère se servait pour cuisiner, parfumer la maison ou encore mieux, guérir nos maux. On y entrait par une allée bordée de magnifiques arbres, on s’enfonçait paisiblement dans ce lieu magique..

Ce lieu magique, s'ouvrait à chaque pas que nous faisions... comme si un tapis vert se déroulait sous nos yeux, il y avait sur la droite de magnifiques chênes et sur la gauche de très beaux sapins.........

Le soleil rayonnait à travers leurs branches et les illuminait, comme de majestueux sapins de noël... j'avancais, silencieusement, au travers de ce décors féériques vers ce qui me semblait être le frissonement d'une eau...

Une eau qui s'écoulait dans le fond du jardin, un ruisseau où nous prenions plaisir à barboter avec mes cousins. Nous fabriquions des petits bateaux avec de la ficelle et des bouchons de liège, et nous rivalisions d'imagination..Mais un jour, ce paradis s'est évaporé, quand il nous a été interdit d'y retourner. J'avais trouvé cela injuste, on s'y amusait tellement bien et aucune explication de la part de grand mère. Nous n'avions rien fait de mal, alors pourquoi est-ce que tout le monde pleurait? Ce n'est que quelques jours plus tard que nous avons compris ce qui s'était passé...La petite voisine de 5 ans s'y était noyée..

Et bien évidemment, nous avions profité d'un moment de recueillement des adultes pour braver l'interdit... comment aurions nous pu savoir, en ce temps là, nous n'étions que des enfants...

J'avais déjà mis la tête sous l'eau des centaines de fois, mais comment pouvait-on se noyer dans 5 centimètres d'eau...Il fallait que j'essaye, que je comprenne, et j'ai donc demandé à mon cousin de maintenir ma tête sous l'eau, pendant ce qui m'a semblé être une éternité...J'ai vu comme une lumière qui semblait m'appeler, mais moi je ne voulais pas y aller...

Je me retenais de toute mes forces, je sentais comme un étau se resserrer sur ma tête, et cette lumière qui semblait me dire :"viens, viens... allez, du courage mon grand..." mon coeur battait de plus en plus vite, la voisine, l'interdit, ma grand mère, les adultes, mon cousin... je ne savais plus ce que je devais faire...
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Re: Métaphore commune : Si mes angoisses m’étaient contées

Message  camille griselin le Lun 10 Sep - 19:34

Je me souviens de cette histoire, je ne sais plus à quel moment c’était, mais je me rappelle qu’il faisait beau et doux, comme ces baux après midi ensoleillés de printemps. Plus précisément cela se passait dans un grand jardin, comme il en existe dans le sud de la France. Il y avait toutes ces bonnes odeurs de plantes aromatiques dont ma grand-mère se servait pour cuisiner, parfumer la maison ou encore mieux, guérir nos maux. On y entrait par une allée bordée de magnifiques arbres, on s’enfonçait paisiblement dans ce lieu magique..

Ce lieu magique, s'ouvrait à chaque pas que nous faisions... comme si un tapis vert se déroulait sous nos yeux, il y avait sur la droite de magnifiques chênes et sur la gauche de très beaux sapins.........

Le soleil rayonnait à travers leurs branches et les illuminait, comme de majestueux sapins de noël... j'avancais, silencieusement, au travers de ce décors féériques vers ce qui me semblait être le frissonement d'une eau...

Une eau qui s'écoulait dans le fond du jardin, un ruisseau où nous prenions plaisir à barboter avec mes cousins. Nous fabriquions des petits bateaux avec de la ficelle et des bouchons de liège, et nous rivalisions d'imagination..Mais un jour, ce paradis s'est évaporé, quand il nous a été interdit d'y retourner. J'avais trouvé cela injuste, on s'y amusait tellement bien et aucune explication de la part de grand mère. Nous n'avions rien fait de mal, alors pourquoi est-ce que tout le monde pleurait? Ce n'est que quelques jours plus tard que nous avons compris ce qui s'était passé...La petite voisine de 5 ans s'y était noyée..

Et bien évidemment, nous avions profité d'un moment de recueillement des adultes pour braver l'interdit... comment aurions nous pu savoir, en ce temps là, nous n'étions que des enfants...

J'avais déjà mis la tête sous l'eau des centaines de fois, mais comment pouvait-on se noyer dans 5 centimètres d'eau...Il fallait que j'essaye, que je comprenne, et j'ai donc demandé à mon cousin de maintenir ma tête sous l'eau, pendant ce qui m'a semblé être une éternité...J'ai vu comme une lumière qui semblait m'appeler, mais moi je ne voulais pas y aller...

Je me retenais de toute mes forces, je sentais comme un étau se resserrer sur ma tête, et cette lumière qui semblait me dire :"viens, viens... allez, du courage mon grand..." mon coeur battait de plus en plus vite, la voisine, l'interdit, ma grand mère, les adultes, mon cousin... je ne savais plus ce que je devais faire...

Une partie de moi luttait pour sortir la tête de l'eau, et l'autre partie avait envie de découvrir plus loin cette étrange sensation.Je crois que ce jour là je suis mort quelques secondes, et quand je suis revenu à la vie, je n'étais plus tout à fait le même....D'ailleurs quelques jours plus tard, en allant apporter des fleurs avec mes grands parents sur la tombe de la fillette, j'avais l'étrange sensation que c'était à moi qu'on apportait des fleurs.
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Re: Métaphore commune : Si mes angoisses m’étaient contées

Message  Seb-49 le Lun 10 Sep - 20:09

Je me souviens de cette histoire, je ne sais plus à quel moment c’était, mais je me rappelle qu’il faisait beau et doux, comme ces baux après midi ensoleillés de printemps. Plus précisément cela se passait dans un grand jardin, comme il en existe dans le sud de la France. Il y avait toutes ces bonnes odeurs de plantes aromatiques dont ma grand-mère se servait pour cuisiner, parfumer la maison ou encore mieux, guérir nos maux. On y entrait par une allée bordée de magnifiques arbres, on s’enfonçait paisiblement dans ce lieu magique..

Ce lieu magique, s'ouvrait à chaque pas que nous faisions... comme si un tapis vert se déroulait sous nos yeux, il y avait sur la droite de magnifiques chênes et sur la gauche de très beaux sapins.........

Le soleil rayonnait à travers leurs branches et les illuminait, comme de majestueux sapins de noël... j'avancais, silencieusement, au travers de ce décors féériques vers ce qui me semblait être le frissonement d'une eau...

Une eau qui s'écoulait dans le fond du jardin, un ruisseau où nous prenions plaisir à barboter avec mes cousins. Nous fabriquions des petits bateaux avec de la ficelle et des bouchons de liège, et nous rivalisions d'imagination..Mais un jour, ce paradis s'est évaporé, quand il nous a été interdit d'y retourner. J'avais trouvé cela injuste, on s'y amusait tellement bien et aucune explication de la part de grand mère. Nous n'avions rien fait de mal, alors pourquoi est-ce que tout le monde pleurait? Ce n'est que quelques jours plus tard que nous avons compris ce qui s'était passé...La petite voisine de 5 ans s'y était noyée..

Et bien évidemment, nous avions profité d'un moment de recueillement des adultes pour braver l'interdit... comment aurions nous pu savoir, en ce temps là, nous n'étions que des enfants...

J'avais déjà mis la tête sous l'eau des centaines de fois, mais comment pouvait-on se noyer dans 5 centimètres d'eau...Il fallait que j'essaye, que je comprenne, et j'ai donc demandé à mon cousin de maintenir ma tête sous l'eau, pendant ce qui m'a semblé être une éternité...J'ai vu comme une lumière qui semblait m'appeler, mais moi je ne voulais pas y aller...

Je me retenais de toute mes forces, je sentais comme un étau se resserrer sur ma tête, et cette lumière qui semblait me dire :"viens, viens... allez, du courage mon grand..." mon cœur battait de plus en plus vite, la voisine, l'interdit, ma grand mère, les adultes, mon cousin... je ne savais plus ce que je devais faire...

Une partie de moi luttait pour sortir la tête de l'eau, et l'autre partie avait envie de découvrir plus loin cette étrange sensation.Je crois que ce jour là je suis mort quelques secondes, et quand je suis revenu à la vie, je n'étais plus tout à fait le même....D'ailleurs quelques jours plus tard, en allant apporter des fleurs avec mes grands parents sur la tombe de la fillette, j'avais l'étrange sensation que c'était à moi qu'on apportait des fleurs.

Et puis mes nuits étaient un doux mélange de peur et de joie, car des que la lumière s’éteignait, j'avais l'impression de ne pas être seul. Tout mon être avait il changé depuis ce jour là?
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Message  germain le Lun 10 Sep - 20:38

Je me souviens de cette histoire, je ne sais plus à quel moment c’était, mais je me rappelle qu’il faisait beau et doux, comme ces baux après midi ensoleillés de printemps. Plus précisément cela se passait dans un grand jardin, comme il en existe dans le sud de la France. Il y avait toutes ces bonnes odeurs de plantes aromatiques dont ma grand-mère se servait pour cuisiner, parfumer la maison ou encore mieux, guérir nos maux. On y entrait par une allée bordée de magnifiques arbres, on s’enfonçait paisiblement dans ce lieu magique..

Ce lieu magique, s'ouvrait à chaque pas que nous faisions... comme si un tapis vert se déroulait sous nos yeux, il y avait sur la droite de magnifiques chênes et sur la gauche de très beaux sapins.........

Le soleil rayonnait à travers leurs branches et les illuminait, comme de majestueux sapins de noël... j'avancais, silencieusement, au travers de ce décors féériques vers ce qui me semblait être le frissonement d'une eau...

Une eau qui s'écoulait dans le fond du jardin, un ruisseau où nous prenions plaisir à barboter avec mes cousins. Nous fabriquions des petits bateaux avec de la ficelle et des bouchons de liège, et nous rivalisions d'imagination..Mais un jour, ce paradis s'est évaporé, quand il nous a été interdit d'y retourner. J'avais trouvé cela injuste, on s'y amusait tellement bien et aucune explication de la part de grand mère. Nous n'avions rien fait de mal, alors pourquoi est-ce que tout le monde pleurait? Ce n'est que quelques jours plus tard que nous avons compris ce qui s'était passé...La petite voisine de 5 ans s'y était noyée..

Et bien évidemment, nous avions profité d'un moment de recueillement des adultes pour braver l'interdit... comment aurions nous pu savoir, en ce temps là, nous n'étions que des enfants...

J'avais déjà mis la tête sous l'eau des centaines de fois, mais comment pouvait-on se noyer dans 5 centimètres d'eau...Il fallait que j'essaye, que je comprenne, et j'ai donc demandé à mon cousin de maintenir ma tête sous l'eau, pendant ce qui m'a semblé être une éternité...J'ai vu comme une lumière qui semblait m'appeler, mais moi je ne voulais pas y aller...

Je me retenais de toute mes forces, je sentais comme un étau se resserrer sur ma tête, et cette lumière qui semblait me dire :"viens, viens... allez, du courage mon grand..." mon cœur battait de plus en plus vite, la voisine, l'interdit, ma grand mère, les adultes, mon cousin... je ne savais plus ce que je devais faire...

Une partie de moi luttait pour sortir la tête de l'eau, et l'autre partie avait envie de découvrir plus loin cette étrange sensation.Je crois que ce jour là je suis mort quelques secondes, et quand je suis revenu à la vie, je n'étais plus tout à fait le même....D'ailleurs quelques jours plus tard, en allant apporter des fleurs avec mes grands parents sur la tombe de la fillette, j'avais l'étrange sensation que c'était à moi qu'on apportait des fleurs.

Et puis mes nuits étaient un doux mélange de peur et de joie, car des que la lumière s’éteignait, j'avais l'impression de ne pas être seul. Tout mon être avait il changé depuis ce jour là? .

Car depuis ce jour là je pris conscience que je n'étais pas seule...oui je n'étais pas seule en moi...d'autres mois existaient...des mois de toutes sortes...et certains me poussaient vers là où j'avais peur d'aller...alors qu'un autre avait lui une forte envie d'y aller...c'est depuis ce jour que je pris conscience que l'on pouvait vouloir une chose et son contraire...que je pouvais dire blanc alors que je pensais noir...et je me demandais alors comment harmoniser tout ce petit monde...tous ces mois si différents...








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Re: Métaphore commune : Si mes angoisses m’étaient contées

Message  camille griselin le Mer 12 Sep - 7:41

Je me souviens de cette histoire, je ne sais plus à quel moment c’était, mais je me rappelle qu’il faisait beau et doux, comme ces baux après midi ensoleillés de printemps. Plus précisément cela se passait dans un grand jardin, comme il en existe dans le sud de la France. Il y avait toutes ces bonnes odeurs de plantes aromatiques dont ma grand-mère se servait pour cuisiner, parfumer la maison ou encore mieux, guérir nos maux. On y entrait par une allée bordée de magnifiques arbres, on s’enfonçait paisiblement dans ce lieu magique..

Ce lieu magique, s'ouvrait à chaque pas que nous faisions... comme si un tapis vert se déroulait sous nos yeux, il y avait sur la droite de magnifiques chênes et sur la gauche de très beaux sapins.........

Le soleil rayonnait à travers leurs branches et les illuminait, comme de majestueux sapins de noël... j'avancais, silencieusement, au travers de ce décors féériques vers ce qui me semblait être le frissonement d'une eau...

Une eau qui s'écoulait dans le fond du jardin, un ruisseau où nous prenions plaisir à barboter avec mes cousins. Nous fabriquions des petits bateaux avec de la ficelle et des bouchons de liège, et nous rivalisions d'imagination..Mais un jour, ce paradis s'est évaporé, quand il nous a été interdit d'y retourner. J'avais trouvé cela injuste, on s'y amusait tellement bien et aucune explication de la part de grand mère. Nous n'avions rien fait de mal, alors pourquoi est-ce que tout le monde pleurait? Ce n'est que quelques jours plus tard que nous avons compris ce qui s'était passé...La petite voisine de 5 ans s'y était noyée..

Et bien évidemment, nous avions profité d'un moment de recueillement des adultes pour braver l'interdit... comment aurions nous pu savoir, en ce temps là, nous n'étions que des enfants...

J'avais déjà mis la tête sous l'eau des centaines de fois, mais comment pouvait-on se noyer dans 5 centimètres d'eau...Il fallait que j'essaye, que je comprenne, et j'ai donc demandé à mon cousin de maintenir ma tête sous l'eau, pendant ce qui m'a semblé être une éternité...J'ai vu comme une lumière qui semblait m'appeler, mais moi je ne voulais pas y aller...

Je me retenais de toute mes forces, je sentais comme un étau se resserrer sur ma tête, et cette lumière qui semblait me dire :"viens, viens... allez, du courage mon grand..." mon cœur battait de plus en plus vite, la voisine, l'interdit, ma grand mère, les adultes, mon cousin... je ne savais plus ce que je devais faire...

Une partie de moi luttait pour sortir la tête de l'eau, et l'autre partie avait envie de découvrir plus loin cette étrange sensation.Je crois que ce jour là je suis mort quelques secondes, et quand je suis revenu à la vie, je n'étais plus tout à fait le même....D'ailleurs quelques jours plus tard, en allant apporter des fleurs avec mes grands parents sur la tombe de la fillette, j'avais l'étrange sensation que c'était à moi qu'on apportait des fleurs.

Et puis mes nuits étaient un doux mélange de peur et de joie, car des que la lumière s’éteignait, j'avais l'impression de ne pas être seul. Tout mon être avait il changé depuis ce jour là? .

Car depuis ce jour là je pris conscience que je n'étais pas seul...oui je n'étais pas seul en moi...d'autres mois existaient...des mois de toutes sortes...et certains me poussaient vers là où j'avais peur d'aller...alors qu'un autre avait lui une forte envie d'y aller...c'est depuis ce jour que je pris conscience que l'on pouvait vouloir une chose et son contraire...que je pouvais dire blanc alors que je pensais noir...et je me demandais alors comment harmoniser tout ce petit monde...tous ces mois si différents...

Aujourd'hui adulte, j'ai appris à cohabiter avec tous ces êtres, mais le fantôme de la fillette réapparait fréquemment dans ma tête. Comme si quelque chose en moi ne voulait pas que je l'oublie, une émotion cousine de la mort survit...La mort est grande pédagogue...C'est elle qui nous apprend la valeur de la vie...
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Re: Métaphore commune : Si mes angoisses m’étaient contées

Message  Sophie Saracchi le Mer 12 Sep - 8:19

Je me souviens de cette histoire, je ne sais plus à quel moment c’était, mais je me rappelle qu’il faisait beau et doux, comme ces baux après midi ensoleillés de printemps. Plus précisément cela se passait dans un grand jardin, comme il en existe dans le sud de la France. Il y avait toutes ces bonnes odeurs de plantes aromatiques dont ma grand-mère se servait pour cuisiner, parfumer la maison ou encore mieux, guérir nos maux. On y entrait par une allée bordée de magnifiques arbres, on s’enfonçait paisiblement dans ce lieu magique..

Ce lieu magique, s'ouvrait à chaque pas que nous faisions... comme si un tapis vert se déroulait sous nos yeux, il y avait sur la droite de magnifiques chênes et sur la gauche de très beaux sapins.........

Le soleil rayonnait à travers leurs branches et les illuminait, comme de majestueux sapins de noël... j'avancais, silencieusement, au travers de ce décors féériques vers ce qui me semblait être le frissonement d'une eau...

Une eau qui s'écoulait dans le fond du jardin, un ruisseau où nous prenions plaisir à barboter avec mes cousins. Nous fabriquions des petits bateaux avec de la ficelle et des bouchons de liège, et nous rivalisions d'imagination..Mais un jour, ce paradis s'est évaporé, quand il nous a été interdit d'y retourner. J'avais trouvé cela injuste, on s'y amusait tellement bien et aucune explication de la part de grand mère. Nous n'avions rien fait de mal, alors pourquoi est-ce que tout le monde pleurait? Ce n'est que quelques jours plus tard que nous avons compris ce qui s'était passé...La petite voisine de 5 ans s'y était noyée..

Et bien évidemment, nous avions profité d'un moment de recueillement des adultes pour braver l'interdit... comment aurions nous pu savoir, en ce temps là, nous n'étions que des enfants...

J'avais déjà mis la tête sous l'eau des centaines de fois, mais comment pouvait-on se noyer dans 5 centimètres d'eau...Il fallait que j'essaye, que je comprenne, et j'ai donc demandé à mon cousin de maintenir ma tête sous l'eau, pendant ce qui m'a semblé être une éternité...J'ai vu comme une lumière qui semblait m'appeler, mais moi je ne voulais pas y aller...

Je me retenais de toute mes forces, je sentais comme un étau se resserrer sur ma tête, et cette lumière qui semblait me dire :"viens, viens... allez, du courage mon grand..." mon cœur battait de plus en plus vite, la voisine, l'interdit, ma grand mère, les adultes, mon cousin... je ne savais plus ce que je devais faire...

Une partie de moi luttait pour sortir la tête de l'eau, et l'autre partie avait envie de découvrir plus loin cette étrange sensation.Je crois que ce jour là je suis mort quelques secondes, et quand je suis revenu à la vie, je n'étais plus tout à fait le même....D'ailleurs quelques jours plus tard, en allant apporter des fleurs avec mes grands parents sur la tombe de la fillette, j'avais l'étrange sensation que c'était à moi qu'on apportait des fleurs.

Et puis mes nuits étaient un doux mélange de peur et de joie, car des que la lumière s’éteignait, j'avais l'impression de ne pas être seul. Tout mon être avait il changé depuis ce jour là? .

Car depuis ce jour là je pris conscience que je n'étais pas seul...oui je n'étais pas seul en moi...d'autres mois existaient...des mois de toutes sortes...et certains me poussaient vers là où j'avais peur d'aller...alors qu'un autre avait lui une forte envie d'y aller...c'est depuis ce jour que je pris conscience que l'on pouvait vouloir une chose et son contraire...que je pouvais dire blanc alors que je pensais noir...et je me demandais alors comment harmoniser tout ce petit monde...tous ces mois si différents...

Aujourd'hui adulte, j'ai appris à cohabiter avec tous ces êtres, mais le fantôme de la fillette réapparait fréquemment dans ma tête. Comme si quelque chose en moi ne voulait pas que je l'oublie, une émotion cousine de la mort survit...La mort est grande pédagogue...C'est elle qui nous apprend la valeur de la vie...

Et depuis que j'ai arrêté de lutter contre ces mois-mêmes, que j'ai, au fil des jours, de plus en plus apprivoisé toutes ces émotions, ces souvenirs, ces différents êtres en moi...j'ai construit ma solution : en face des peurs, j'ai mis mon courage, en face de la mort, j'ai mis la vie, en face des doutes, j'ai mis mon assurance...
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Re: Métaphore commune : Si mes angoisses m’étaient contées

Message  Cricri le Mer 12 Sep - 11:25

Je me souviens de cette histoire, je ne sais plus à quel moment c’était, mais je me rappelle qu’il faisait beau et doux, comme ces beaux après midi ensoleillés de printemps. Plus précisément cela se passait dans un grand jardin, comme il en existe dans le sud de la France. Il y avait toutes ces bonnes odeurs de plantes aromatiques dont ma grand-mère se servait pour cuisiner, parfumer la maison ou encore mieux, guérir nos maux. On y entrait par une allée bordée de magnifiques arbres, on s’enfonçait paisiblement dans ce lieu magique..

Ce lieu magique, s'ouvrait à chaque pas que nous faisions... comme si un tapis vert se déroulait sous nos yeux, il y avait sur la droite de magnifiques chênes et sur la gauche de très beaux sapins.........

Le soleil rayonnait à travers leurs branches et les illuminait, comme de majestueux sapins de noël... j'avancais, silencieusement, au travers de ce décors féériques vers ce qui me semblait être le frissonement d'une eau...

Une eau qui s'écoulait dans le fond du jardin, un ruisseau où nous prenions plaisir à barboter avec mes cousins. Nous fabriquions des petits bateaux avec de la ficelle et des bouchons de liège, et nous rivalisions d'imagination..Mais un jour, ce paradis s'est évaporé, quand il nous a été interdit d'y retourner. J'avais trouvé cela injuste, on s'y amusait tellement bien et aucune explication de la part de grand mère. Nous n'avions rien fait de mal, alors pourquoi est-ce que tout le monde pleurait? Ce n'est que quelques jours plus tard que nous avons compris ce qui s'était passé...La petite voisine de 5 ans s'y était noyée..

Et bien évidemment, nous avions profité d'un moment de recueillement des adultes pour braver l'interdit... comment aurions nous pu savoir, en ce temps là, nous n'étions que des enfants...

J'avais déjà mis la tête sous l'eau des centaines de fois, mais comment pouvait-on se noyer dans 5 centimètres d'eau...Il fallait que j'essaye, que je comprenne, et j'ai donc demandé à mon cousin de maintenir ma tête sous l'eau, pendant ce qui m'a semblé être une éternité...J'ai vu comme une lumière qui semblait m'appeler, mais moi je ne voulais pas y aller...

Je me retenais de toute mes forces, je sentais comme un étau se resserrer sur ma tête, et cette lumière qui semblait me dire :"viens, viens... allez, du courage mon grand..." mon cœur battait de plus en plus vite, la voisine, l'interdit, ma grand mère, les adultes, mon cousin... je ne savais plus ce que je devais faire...

Une partie de moi luttait pour sortir la tête de l'eau, et l'autre partie avait envie de découvrir plus loin cette étrange sensation.Je crois que ce jour là je suis mort quelques secondes, et quand je suis revenu à la vie, je n'étais plus tout à fait le même....D'ailleurs quelques jours plus tard, en allant apporter des fleurs avec mes grands parents sur la tombe de la fillette, j'avais l'étrange sensation que c'était à moi qu'on apportait des fleurs.

Et puis mes nuits étaient un doux mélange de peur et de joie, car des que la lumière s’éteignait, j'avais l'impression de ne pas être seul. Tout mon être avait il changé depuis ce jour là? .

Car depuis ce jour là je pris conscience que je n'étais pas seul...oui je n'étais pas seul en moi...d'autres mois existaient...des mois de toutes sortes...et certains me poussaient vers là où j'avais peur d'aller...alors qu'un autre avait lui une forte envie d'y aller...c'est depuis ce jour que je pris conscience que l'on pouvait vouloir une chose et son contraire...que je pouvais dire blanc alors que je pensais noir...et je me demandais alors comment harmoniser tout ce petit monde...tous ces mois si différents...

Aujourd'hui adulte, j'ai appris à cohabiter avec tous ces êtres, mais le fantôme de la fillette réapparait fréquemment dans ma tête. Comme si quelque chose en moi ne voulait pas que je l'oublie, une émotion cousine de la mort survit...La mort est grande pédagogue...C'est elle qui nous apprend la valeur de la vie...

Et depuis que j'ai arrêté de lutter contre ces mois-mêmes, que j'ai, au fil des jours, de plus en plus apprivoisé toutes ces émotions, ces souvenirs, ces différents êtres en moi...j'ai construit ma solution : en face des peurs, j'ai mis mon courage, en face de la mort, j'ai mis la vie, en face des doutes, j'ai mis mon assurance....

Cette expérience qui a été douloureuse pendant des années, m'aura permis de comprendre que derrière chacune de mes peurs aussi petites soient elles, il y avait toujours un désir..
J'ai guéri le jour où j'ai compris, que cette part d'ombre avait eu besoin d'être entendue, pour ensuite laisser la place à la lumière.

Le jardin de ma grand-mère est redevenu celui de mes rires, de mes tartines de confiture, de mes souvenirs d'enfance. Mon regard a changé, en acceptant cette part sombre en moi, je l'ai aussi accepté chez les autres..
Au lieu de compter mes angoisses, je compte maintenant mes envies.. de vivre.



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Re: Métaphore commune : Si mes angoisses m’étaient contées

Message  camille griselin le Mer 12 Sep - 11:30

Je me souviens de cette histoire, je ne sais plus à quel moment c’était, mais je me rappelle qu’il faisait beau et doux, comme ces beaux après midi ensoleillés de printemps. Plus précisément cela se passait dans un grand jardin, comme il en existe dans le sud de la France. Il y avait toutes ces bonnes odeurs de plantes aromatiques dont ma grand-mère se servait pour cuisiner, parfumer la maison ou encore mieux, guérir nos maux. On y entrait par une allée bordée de magnifiques arbres, on s’enfonçait paisiblement dans ce lieu magique..

Ce lieu magique, s'ouvrait à chaque pas que nous faisions... comme si un tapis vert se déroulait sous nos yeux, il y avait sur la droite de magnifiques chênes et sur la gauche de très beaux sapins.........

Le soleil rayonnait à travers leurs branches et les illuminait, comme de majestueux sapins de noël... j'avancais, silencieusement, au travers de ce décors féériques vers ce qui me semblait être le frissonement d'une eau...

Une eau qui s'écoulait dans le fond du jardin, un ruisseau où nous prenions plaisir à barboter avec mes cousins. Nous fabriquions des petits bateaux avec de la ficelle et des bouchons de liège, et nous rivalisions d'imagination..Mais un jour, ce paradis s'est évaporé, quand il nous a été interdit d'y retourner. J'avais trouvé cela injuste, on s'y amusait tellement bien et aucune explication de la part de grand mère. Nous n'avions rien fait de mal, alors pourquoi est-ce que tout le monde pleurait? Ce n'est que quelques jours plus tard que nous avons compris ce qui s'était passé...La petite voisine de 5 ans s'y était noyée..

Et bien évidemment, nous avions profité d'un moment de recueillement des adultes pour braver l'interdit... comment aurions nous pu savoir, en ce temps là, nous n'étions que des enfants...

J'avais déjà mis la tête sous l'eau des centaines de fois, mais comment pouvait-on se noyer dans 5 centimètres d'eau...Il fallait que j'essaye, que je comprenne, et j'ai donc demandé à mon cousin de maintenir ma tête sous l'eau, pendant ce qui m'a semblé être une éternité...J'ai vu comme une lumière qui semblait m'appeler, mais moi je ne voulais pas y aller...

Je me retenais de toute mes forces, je sentais comme un étau se resserrer sur ma tête, et cette lumière qui semblait me dire :"viens, viens... allez, du courage mon grand..." mon cœur battait de plus en plus vite, la voisine, l'interdit, ma grand mère, les adultes, mon cousin... je ne savais plus ce que je devais faire...

Une partie de moi luttait pour sortir la tête de l'eau, et l'autre partie avait envie de découvrir plus loin cette étrange sensation.Je crois que ce jour là je suis mort quelques secondes, et quand je suis revenu à la vie, je n'étais plus tout à fait le même....D'ailleurs quelques jours plus tard, en allant apporter des fleurs avec mes grands parents sur la tombe de la fillette, j'avais l'étrange sensation que c'était à moi qu'on apportait des fleurs.

Et puis mes nuits étaient un doux mélange de peur et de joie, car des que la lumière s’éteignait, j'avais l'impression de ne pas être seul. Tout mon être avait il changé depuis ce jour là? .

Car depuis ce jour là je pris conscience que je n'étais pas seul...oui je n'étais pas seul en moi...d'autres mois existaient...des mois de toutes sortes...et certains me poussaient vers là où j'avais peur d'aller...alors qu'un autre avait lui une forte envie d'y aller...c'est depuis ce jour que je pris conscience que l'on pouvait vouloir une chose et son contraire...que je pouvais dire blanc alors que je pensais noir...et je me demandais alors comment harmoniser tout ce petit monde...tous ces mois si différents...

Aujourd'hui adulte, j'ai appris à cohabiter avec tous ces êtres, mais le fantôme de la fillette réapparait fréquemment dans ma tête. Comme si quelque chose en moi ne voulait pas que je l'oublie, une émotion cousine de la mort survit...La mort est grande pédagogue...C'est elle qui nous apprend la valeur de la vie...

Et depuis que j'ai arrêté de lutter contre ces mois-mêmes, que j'ai, au fil des jours, de plus en plus apprivoisé toutes ces émotions, ces souvenirs, ces différents êtres en moi...j'ai construit ma solution : en face des peurs, j'ai mis mon courage, en face de la mort, j'ai mis la vie, en face des doutes, j'ai mis mon assurance....

Cette expérience qui a été douloureuse pendant des années, m'aura permis de comprendre que derrière chacune de mes peurs aussi petites soient elles, il y avait toujours un désir..
J'ai guéri le jour où j'ai compris, que cette part d'ombre avait eu besoin d'être entendue, pour ensuite laisser la place à la lumière.

Le jardin de ma grand-mère est redevenu celui de mes rires, de mes tartines de confiture, de mes souvenirs d'enfance. Mon regard a changé, en acceptant cette part sombre en moi, je l'ai aussi accepté chez les autres..
Au lieu de compter mes angoisses, je compte maintenant mes envies.. de vivre.
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Re: Métaphore commune : Si mes angoisses m’étaient contées

Message  camille griselin le Mer 12 Sep - 11:30

Bravo à tous!!!!
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Re: Métaphore commune : Si mes angoisses m’étaient contées

Message  Elisieu le Mer 12 Sep - 21:53

Ouah super elle est terminée dommâge j'ai pas pu rajouter d'autres choses trop occupée, mais j'adore cette métaphore, M A G N I F I Q U E cheers
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Re: Métaphore commune : Si mes angoisses m’étaient contées

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