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Métaphore Anorexie

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Métaphore Anorexie

Message  sylviekatz le Mer 25 Juil - 0:21


Anorexie

C’est l’histoire de Koogie une petite femelle kangourou qui était la 3ème d’une famille de 3 enfants.
Papa et maman kangourou étaient des parents très aimants. Koogie était très chouchoutée par sa maman chérie. Elle la gardait bien au chaud dans sa poche, et Koogie se sentait si bien accrochée à sa tétine, à boire ce bon lait sucré, enveloppée et protégée comme si elle était encore un tout petit bébé. Pourtant, il était grand temps pour Koogie de quitter son abri et de se nourrir seule à présent qu’elle était âgée de 12 mois.
Koogie, n’avait pas très envie de quitter cette poche maternelle et ce si bon lait, pour aller se nourrir de feuilles et d’herbes. Mais sa maman la poussait en dehors de sa poche en lui disant qu’à présent elle savait marcher, qu’elle avait grandi et bien grossi et qu’elle avait toute les forces et l’énergie nécessaires pour se débrouiller toute seule. Elle lui avait bien fait comprendre que désormais elle était beaucoup trop lourde et beaucoup trop grande pour rester dans sa poche et que de toute façon, un autre bébé kangourou avait déjà prit sa place et allait bientôt pointer le bout de son museau.
A cette annonce, Koogie ressentie un grand vide autour d’elle et n’avait plus le goût de vivre. Quelqu’un d’autre allait lui prendre sa place. Elle ressentait une grande peine quand elle entendait sa maman parler tout bas à ce nouveau bébé, quand elle entendait lui dire : « mon bébé toi si petit, toi si léger, si frêle et fragile, j’aimerai tant que tu ne grandisses et ne grossisses jamais pour te porter toujours dans ma poche et te garder toujours près de moi, afin de t’épargner tous les dangers de la vie ».
Koogie se sentait de plus en plus désemparée. Alors que son corps changeait de jour en jour et ressemblait de plus en plus à celui d’une jolie jeune fille kangourou qui n’avait pas échappé au regard alléché de certains jeunes mâles, Koogie pensait que sa mère l’avait rejetée parce qu’elle était devenue trop grosse et trop grande pour rester dans sa poche à jamais.
Elle pensa alors que si elle devenait moins lourde, plus faible et plus fragile elle pourrait sans aucun doute redevenir le bébé qu’elle était, et qu’ainsi, elle pourrait retourner vivre avec elle.
Tant bien que mal elle continuait à vivre dans le troupeau où elle était née et continuait à faire comme tous les autres, elle se nourrissait d’herbes et de feuilles mais pour arriver à son but elle se cachait et recrachait tout ce qu’elle avalait.
Plus les jours passaient plus Koogie maigrissait et se sentait faible. Pourtant, lorsqu’elle se regardait dans le ruisseau, seul ce corps difforme et ce visage bouffi apparaissaient à ses yeux et atteindre son objectif était plus fort que tout. Retrouver l’amour de sa mère qu’elle avait perdu. Un matin, Koogie ne pouvait plus se lever. Elle n’avait plus de force. Sa mère qui passait par là l’aperçut. Elle se demanda un court instant si ce corps sans force, si frêle, si fragile était bien celui de sa fille. Paniquée elle se jeta, désespérée, saisissant la petite tête de sa fille entre ses deux pattes et s’écriant :
« Koogie, ma fille, ma bien aimée, que t’arrives t’il ? »
« Maman, m’aimes tu toujours comme quand j’étais bébé ? Me porteras-tu encore dans ta poche si chaude et si enveloppante ? M’épargneras-tu tous les dangers de la vie à moi aussi?
A ces mots, la mère de Koogie comprit. Elle comprit que sans le vouloir elle avait causait tant de dégâts en ne pensant qu’a son bien être face à ce nouveau bébé, au détriment des sentiments de Koogie face à cette situation. Elle n’avait pas porté l’attention nécessaire à l’épanouissement de sa fille et n’avait pas été présente face à ses angoisses et à ses interrogations. Koogie avait aussi sa part de responsabilité. Peut être aurait t’elle du faire part de ses peurs à sa mère au lieu de se renfermer sur elle-même, elle aurait sans doute compris que la communication est indispensable et qu’elle évite à elle toute seule un tas de maux que seuls les mots peuvent parfois guérir.

Sylvie KATZ



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Re: Métaphore Anorexie

Message  Bérangère le Ven 5 Fév - 17:48

Merci pour le partage de cette métaphore. Je l'a trouve très bien. Juste une petite précision, je rajouterai à la fin un dénouement du genre: "Et finalement, elle comprit que c'était bon de communiquer clairement ses besoins car sa mère la rassura en lui disant qu'elle l'aimerait toujours quoiqu'il arrive, mais qu'il était temps qu'elle grandisse, qu'elle accepte son joli corps pour devenir femme à son tour et peut-être même une jolie maman, etc."

Coeurdialement, Very Happy
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métaphore anorexie

Message  adrien le Sam 19 Mar - 17:49

Bonjour je la trouve top mais pour une séance vous faite quoi comme autre métaphore ? merci
cordialement Adrien

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Re: Métaphore Anorexie

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